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Joan Didion est une romancière américaine, née le 5 décembre 1934 à Sacramento (Californie) et morte le 23 décembre 2021 à New York (État de New York). Elle est également connue comme journaliste, essayiste et scénariste.
Le livre est le récit autobiographique d'une année terrible pour l'autrice : hospitalisation (en coma) de sa fille Quintana Roo, peu après le décès à leur domicile de son mari, l'écrivain John Gregory Dunne.
Pendant cette année, elle revit quarante années de vie commune, dans tant de lieux, avec tant de rencontres, en essayant de ne pas trop ressasser, de ne pas revivre chaque erreur.
« Dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience - et sa rédemption par la littérature. »
Le livre est ainsi une remarquable étude personnelle, autant que possible clinique, détachée, sur le travail de deuil, au moins dans ce milieu social, en Amérique du Nord, dans les années 2000.
Après avoir érigé un inoubliable tombeau littéraire à l’homme de sa vie (L'Année de la pensée magique), Joan Didion adresse, dans Le Bleu de la nuit, un vibrant hommage funèbre à leur fille, décédée quelques semaines à peine avant la parution de la Pensée magique aux Etats-Unis. Mais qu’on ne se méprenne pas : loin d’être une « suite » de la Pensée magique, ce récit serait plutôt son image en miroir, une variation inversée. On y retrouve, intactes, la puissance et la singularité de l’écriture de Didion : sèche, précise, lumineuse face à la nuit. Dans un puzzle de réminiscences et de réflexions (sur la mort, bien sûr, mais aussi sur les mystères de la maternité, de l’enfance, de la maladie, de la vieillesse, de la création…), l’auteur mène un combat acharné contre les fantômes de la mélancolie, des doutes et des regrets. Poignante sans jamais verser dans le pathétique, d’une impitoyable honnêteté envers elle-même sans jamais céder aux sirènes de la complaisance ou de l’impudeur, elle affirme une fois de plus, au crépuscule de son existence, sa foi dans les forces de l’esprit et de la littérature.